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SYMBOLISME
LA TRIPARTITION DE L'AME
par Françoise Marchand
On sait qu'une lente recherche sur la Justice amène
Socrate dans ce dialogue (La république IV)
à mettre en parallèle l'âme et
la cité. L'âme est triple : elle désire,
elle veut, elle connaît. L'âme désirante,
épitumia ou sensualité, logée
dans le ventre, "porte l'âme au bien du
corps"; le thumos logé dans le cœur,
qui ne sait pas, mais qui veut de toute la force de
son enthousiasme et de sa générosité,
porte l'âme vers ce qui est bon et beau; le
nous ou l'âme raisonnante logée dans
la tête, partie divine de l'homme, peut par
la dialectique mener l'âme à la connaissance
de l'Intelligible et à l'Idée du Bien.
A cette triplicité de l'âme correspond
celle de la callipolis : cette homologie de structures
entre le microcosme qui est l'âme et le macrocosme
qu'est la cité peut être résumé
dans le tableau qui suit :
| AME |
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CITE |
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| Parties de l'âme |
Localisation |
Disposition |
Classes |
Vertus dominantes |
Risque de perversion |
| nous |
tête |
raison |
philosophes |
gouvernement sage |
amour du pouvoir |
| thumos |
cœur |
courage |
gardiens |
dévouement |
culte de la force |
| épitumia |
ventre |
sensualité |
producteurs |
travail manuel |
avidité matérielle |
Cette psychologie de l'âme et cette sociologie
de la cité n'ont d'autre intérêt
que d'ouvrir sur une morale et sur une politique.
Car, dans un cas comme dans l'autre, les parties sont
complémentaires et solidaires.
Françoise Marchand, pour www.atlantide-films.net
2003
(1)Tableau et texte sont extraits du livre de Genviève
Droz "Les mythes platoniciens", éditions
du Seuil, collection Points - Sagesse, 1992.
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